Comme prévu, nous avons pris la route hier après-midi. Le moins qu’on puisse dire, c’est que nous n’étions pas les seuls. Nous avons donc lentement descendu l’A20, très lentement… Puis, à hauteur de Brive-la-Gaillarde, nous avons bifurqué en direction de Périgueux et nous avons traversé le Périgord noir en suivant la route départementale.

Ce fut un peu ma madeleine de Proust. Les souvenirs de vacances avec mes parents ont ressurgi en voyant défiler les panneaux : Terrasson, Montinac, Sarlat, Les Eyzies… J’ai eu envie de me poser là, un peu, au pays du foie gras. Retrouver le goût, les odeurs, la sensation du soleil qui chauffe la peau, le chant des oiseaux… C’est certainement ce qu’on appelle la nostalgie, ou vieillir…

Je me suis dit qu’il devait faire bon vivre là, dans cette atmosphère oisive, sur les bords de la Vézère. A moins que tout cela ne soit qu’un décor de carte postale savamment orchestré pour les touristes. Que ressentent réellement les locaux lorsqu’ils voient déferler la horde estivale ?

Nous avons ensuite rejoint l’A89 et nous avons filé vers la Gironde et ses vignobles. Dans leur petit havre de paix, Morgane et Camille nous attendaient à l’arrivée, chaleureux et radieux comme d’habitude. Et c’est autour d’une bière locale, savoureusement divine – le sud-ouest est légitimement chauvin – et d’un délicieux repas que nous avons profité de leur compagnie.

 

Mathieu

Auteur Mathieu

Mathieu aime l’écriture, les mots et les idées. Il veut toujours apprendre et explorer de nouveaux horizons. Son cynisme le conduit sans cesse à interroger son mode de vie et celui de ses contemporains. Humaniste, bien que parfois misanthrope, il reste entier et attaché à ses valeurs, se débattant avec ses contradictions.

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