En cette période où il semble difficile et imprudent de voyager, nous avions tout de même envie d’évasion, de variété et de road trip. Comme de nombreux voyageurs, nous avons décidé de ne pas trop nous éloigner, par crainte d’un nouveau confinement soudain,  et donc d’explorer notre propre pays. On voulait cependant retrouver le plaisir d’avaler des kilomètres, de se réveiller chaque jour ou presque devant un nouveau paysage. En septembre, les journées peuvent être clémentes mais la météo demeure incertaine. Nous avons donc misé sur le sud. Notre projet était simple : relier la Catalogne au Pays basque, la mer méditerranée à l’océan atlantique, en longeant les Pyrénées.

Padern
Ille-sur-Têt
Err
Auzat
Bagnères-de-Bigorre
Oloron-Sainte-Marie
Irouléguy
Larressore

Elne
Bagnères-de-Bigorre

"Auberge du moulin" à Duilhac-sous-Peyrepertuse
"Jarapea" à Irouléguy

Intermarché à Llupia
et à Bagnères-de-Bigorre

1. La Catalogne et le « Pays cathare »

Notre voyage a commencé dans la région de Perpignan, en Catalogne française, région aussi connue sous le nom de Roussillon. Après une journée consacrée à la plage et à la baignade, sans intérêt particulier pour vous, lecteurs, nous nous sommes enfoncés dans les terres. Nous avons principalement exploré la vallée de la Têt et le massif des Corbières, à cheval entre l’Aude et les Pyrénées-Orientales.

Les Orgues d’Ille-sur-Têt

À l’entrée du site des Orgues d’Ille-sur-Têt, juste à côté de la billetterie, se trouve un grand parking pour les camping-cars. C’est là que nous avons passé la nuit. Il y avait du monde mais chacun se montrait respectueux et nous n’avons pas été incommodés par le bruit. Nous étions donc sur place, le lendemain, pour visiter le site dès son ouverture au public.

Au fil d’un parcours balisé, le visiteur peut admirer des colonnes de roches sédimentaires vieilles de 4 millions d’années qu’on appelle « cheminées de fée ». Et il est vrai que ce paysage nous transporte hors de la réalité, dans un univers merveilleux. On est époustouflé devant ce travail grandiose qui témoigne de la puissance de la nature. Toutefois, ces chefs-d’œuvre naturels sont extrêmement fragiles. Ils ont été façonnés par l’érosion et la roche est très friable. Il est donc interdit d’y toucher.

Les faux châteaux cathares

On prend ensuite la direction du massif des Corbières pour visiter deux « châteaux du pays cathare », une marque touristique déposée par le département de l’Aude. Ces forteresses ont en réalité été érigées par les rois de France pour se protéger des invasions aragonaises. Il y a bien eu de vrais châteaux cathares dans la région mais ils ont été détruits après la croisade des albigeois, que les catholiques ont mené contre les cathares qui étaient jugés hérétiques par l’Église. Les cathares étaient des chrétiens qui rejetaient l’Ancien Testament et les sacrements instaurés par la papauté, notamment le baptême qui était donné aux nouveau-nés sans qu’ils soient en mesure d’y consentir. De même, ils voyaient dans le mariage une légitimation du péché originel.

Par ailleurs, les cathares refusaient la propriété privée et la féodalité. Ils étaient également végétariens car ils considéraient que toute vie animale possédait une âme céleste. Il était donc aussi grave à leurs yeux de tuer un animal qu’un humain. On le voit, le catharisme était une doctrine très moderne pour l’époque et on comprend aisément que ses adeptes aient pu déranger l’ordre établi.

Le château de Quéribus

Après une vingtaine de minutes d’ascension sur un chemin large et aménagé, on pénètre dans l’enceinte de la forteresse de Quéribus. On parcourt de petites salles dont il ne reste que des murs en ruine. Cependant, on imagine aisément des pièces sombres et étroites aux fonctions essentiellement militaires. On arrive ensuite au donjon, lui aussi plutôt étroit.

Le plafond de la pièce principale est soutenu par de hautes voûtes. Un escalier à vis nous conduit sur le toit de la forteresse. Le site est impressionnant et peut donner le vertige ! Toutefois, la visite nous a un peu laissés sur notre faim. Ce château est finalement bien plus impressionnant, puissant et majestueux quand on l’observe d’en bas, avec le recul nécessaire.

Le château de Peyrepertuse

En revanche, nous avons bien plus apprécié la visite du château de Peyrepertuse. Celui-ci est plus vaste et plus complet, bien qu’en ruine également. Là encore, il faut marcher pour atteindre le sommet du piton rocheux. On pénètre ensuite dans la vaste cour d’un château majestueux. On déambule en découvrant de nombreuses pièces mais aussi une jolie chapelle et plus loin un grand donjon. Il y a plus d’espace et le vertige se fait moins sentir. La vue n’en est pas moins époustouflante car, bien sûr, le château dominait la vallée.

L’Auberge du Moulin : déjeuner à Duilhac-sous-Peyrepertuse

Au pied du château, le charmant village de Duilhac-sous-Peyrepertuse accueille les visiteurs. Vous y trouverez de nombreux restaurants. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses : gastronomique, végétarien, snack, pizzeria… Nous avons jeté notre dévolu sur l’Auberge du Moulin. Pour la trouver, il faut descendre tout en bas du village. On peut alors déjeuner sur une terrasse à l’ombre d’un magnifique saule pleureur. Le personnel est sympathique, chaleureux et professionnel mais l’ambiance reste détendue. Le choix est restreint mais cela n’empêche pas de se régaler car les assiettes sont copieuses et le restaurant mise sur les produits locaux (fromage de chèvre, tapenade, agneau, miel, vins…) que le cuisinier met parfaitement en valeur. Vous pouvez même acheter certains de ces produits directement dans la boutique de l’auberge.

Se baigner dans les gorges du Verdouble

Entre les châteaux de Quéribus et de Peyrepertuse, dans la vallée, serpente le Verdouble. Au lieu-dit le Moulin de Ribaute, on peut se baigner dans cette rivière de montagne. L’eau est limpide et, en se promenant dans les gorges, on découvre des petits bassins parfaits pour la baignade. Nous y avons passé une après-midi reposante et très agréable. C’est assurément un de nos coups de cœur de ce voyage. Il y avait un peu de monde mais comme la rivière descend les gorges en une succession de petites cascades, il est facile de se trouver un petit bassin pour s’isoler. On a vraiment l’impression d’être seuls, en pleine nature, bercés par le bruit du torrent. C’est de surcroît une véritable plaisir pour la vue : la végétation se marie parfaitement avec les variations d’ocre de la roche.

Dormir dans son van dans le massif des Corbières

Le village de Duilhac-sous-Peyrepertuse propose aux fourgonautes une grande aire gratuite de camping-cars. Cependant, il y avait vraiment trop de monde et nous avions l’impression d’être dans un camping. Nous avons finalement trouvé notre bonheur à quelques kilomètres de là. Le village de Padern propose en effet un parking parfaitement adapté à nos véhicules.

Les places sont séparées par des arbustes, ce qui nous donne vraiment l’impression de ne pas être les uns sur les autres. Le spot est d’autant plus agréable que le parking est situé au bord de la rivière. À quelques pas, une fontaine d’eau potable et des toilettes publiques sont disponibles, juste à côté de la mairie.

Par ailleurs, situé au pied d’une forteresse, Padern a le charme des villages catalans.

Les gorges du Gouleyrous

De retour dans les Pyrénées-Orientales, nous nous arrêtons à Tautavel pour nous baigner à nouveau dans le Verdouble, dans les gorges du Gouleyrous. Après avoir payé pour stationner sur un parking, on découvre que la baignade est interdite… En théorie du moins car tout le monde semble là pour ça… Le site nous plaît beaucoup moins que celui du Moulin de Ribaute.

On a davantage l’impression d’être alignés sur une plage. La pierre est grise et cela donne une ambiance plus froide et austère. Ces gorges sont certainement très belles mais après l’enchantement des gorges du Verdouble, celles du Gouleyrous nous semblent bien ternes. On finit tout de même par se poser sur une petite plage, un peu à l’écart. On se baigne un peu avant de retourner au van.

La grotte de Notre-Dame de Vie

Dernière étape de notre séjour en Catalogne : Villefranche-de-Conflent. Cette cité fortifiée et médiévale porte l’empreinte de Vauban. Situé sur la route qui mène à la principauté d’Andorre, ce village accueille de nombreux touristes. Nous nous rendons à l’office du tourisme où on nous indique que la randonnée de la grotte de Notre-Dame de Vie n’est pas une « vraie randonnée ». Le chemin n’est pas balisé et il n’y a pas de plan.

Clairement, le village ne souhaite pas mettre en avant ce lieu pourtant très populaire sur les réseaux sociaux. On nous invite cependant à nous intéresser aux nombreuses activités payantes proposées… On fait tout de même un tour dans le village où s’alignent les boutiques à touristes… Seule l’église attire notre attention.

Alors on ne change pas nos plans et on se prépare pour notre randonnée. On comprend vite pourquoi le village ne tient pas à voir débarquer un afflux trop important de touristes sur ce sentier ! L’ascension est difficile. Le sentier est abrupt, étroit et peu ombragé. Mais à l’arrivée, nous n’avons aucun regret. La récompense est à la hauteur de l’effort ! Le spectacle est grandiose.

Nous ne sommes pas seuls. Un groupe d’amies minaudent dans toutes les positions pour alimenter son compte Instagram… Cheveux attachés, cheveux détachés, bras en l’air, de face, de dos, jambe en l’air, assises, debout, seules, à deux, à trois…

Si vous souhaitez faire cette randonnée, nous vous conseillons de vous garer dans la rue du Faubourg. Longez ensuite prudemment la route nationale pendant quelques mètres. Puis vous découvrirez le sentier au niveau de l’oratoire.

Une nuit en Cerdagne

Nous passons la nuit sur le parking de l’espace aqualudique d’Err. Ce village se trouve en Cerdagne, une plaine de hautes montagnes que se partagent la France et l’Espagne. C’est une très jolie région transfrontalière que nous n’avons malheureusement fait que traverser en nous disant qu’il faudrait un jour y revenir.

2. Les Pyrénées ariégeoises

Après une nuit reposante et un petit déjeuner agrémenté des excellentes viennoiseries de la boulangerie d’Err, nous reprenons notre route et dépassons Andorre. Le paysage et l’architecture des maisons se modifient. Nous entrons dans les Pyrénées ariégeoises.

La grotte de Niaux

La grotte de Niaux est ornée de peintures pariétales vieilles de 13 000 ans. On y découvre principalement des chevaux et des bisons peints au paléolithique supérieur par Homo Sapiens. Nous avons été frappés par la finesse des détails de ces représentations qui témoignent de l’utilisation de pinceaux. Les dessins sont moins nombreux qu’à Lascaux mais la visite de cette grotte est intéressante sur plusieurs plans.

Tout d’abord, il s’agit d’une grotte originale et non d’une reconstitution. La réservation est obligatoire car le nombre de visiteurs est limité afin de ne endommager les peintures.

L’électricité n’a pas été installée et on visite la grotte muni d’une simple lampe torche. On appréhende ainsi mieux ce que pouvez réellement voir nos ancêtres. Par ailleurs, en éteignant tous nos lampes, on peut faire l’expérience rare du noir absolu.

Avant d’accéder aux peintures, on marche pendant une trentaine de minutes dans la grotte. L’intérêt géologique est limité car les stalactites et les stalagmites ont été arrachées au XIXe siècle pour être vendues aux touristes sur le marché du village. Toutefois, tout au long du parcours, on peut voir sur les murs des graffitis laissés par des visiteurs. Il s’agit principalement de leurs noms et des dates de leur passage. Et certains sont datés du XVIIe siècle ! On ne sait donc pas qui a découvert cette grotte.

Les cascades de l’Artigue

Nous rejoignons ensuite le village d’Auzat et de là nous nous enfonçons dans les montagnes. Nous posons finalement le van sur l’aire de l’Artigue, point de départ de nombreuses randonnées. L’endroit est calme, au bord d’une rivière. Il y a beaucoup de voitures garées mais leurs propriétaires passent la nuit dans un refuge. Nous sommes donc seuls. Au loin, les orages grondent mais ils ne viendront pas jusqu’à nous.

Le lendemain matin, nous partons donc pour une courte randonnée en empruntant un sentier qui suit l’Artigue, un petit torrent de montagne. Il faut d’abord suivre le chemin du « Pic du Montcalm » avant de bifurquer en suivant le panneau qui indique les cascades de l’Artigue. Le sentier est large et dégagé. On marche à l’abri des arbres en longeant le ruisseau. Les nombreuses petites cascades sont autant d’occasion de s’arrêter un instant pour se régaler de ce spectacle que nous offre la nature.

Visite de Foix

Nous reprenons ensuite la route en direction de Foix, préfecture de l’Ariège et ancienne capitale éponyme du comté. Nous nous promenons dans le quartier médiéval. On est surtout impressionné par l’imposant château qui surplombe la ville et la très jolie abbatiale Saint-Volusien. Les nombreux commerces laissent deviner une ville dynamique plongée dans le repos dominical. Il n’y a guère que quelques touristes dans les rues et on a même du mal à trouver de quoi se restaurer. Rien ne nous retient vraiment alors on décide de poursuivre notre voyage.

3. La Bigorre

On annonce l’arrivée du froid et de la pluie. Comme nous tenons à randonner dans les Pyrénées, nous décidons d’accélérer un peu notre voyage et nous roulons jusqu’en Bigorre où nous arrivons peu avant le coucher du soleil.

Une nuit à Bagnères-de-Bigorre

Nous trouvons un petit parking tranquille en face du musée du marbre de Bagnères-de-Bigorre, dans la vallée de l’Adour. Cette station thermale est vraiment reposante. Le temps se ralentit. On voit passer paisiblement des curistes silencieux qui se promènent dans le grand parc qui nous entoure. Le lendemain, nous faisons les courses, vidangeons les cuves et lavons notre linge. À Bagnères-de-Bigorre, nous trouvons vraiment tout ce qu’il nous faut avant d’entamer la deuxième partie de notre voyage.

Lourdes : le flop du voyage

On avait beaucoup entendu parler de Lourdes, en bien comme en mal… Bon, plutôt en mal, c’est vrai… Nous étions donc curieux de voir ça de nos propres yeux. Nous voilà donc partis avec entrain vers ce lieu de pèlerinage. C’est d’abord une ville comme les autres, sans folklore apparent, que nous découvrons. Puis on prend la direction du sanctuaire. L’itinéraire est guidé et on passe dans plusieurs rues où se succèdent d’imposants hôtels qui semblent vides, voire fermés… La crise de la covid-19 est-elle responsable de cet abandon ? Ou est-ce tout simplement la période de l’année qui veut ça ? On arrive enfin à proximité du sanctuaire et nous payons, bien entendu, notre stationnement. On découvre alors les marchands du temple et leurs boutiques de souvenirs religieux où l’on trouve, mis en avant, des bidons pour rapporter de l’eau de Lourdes… La spiritualité en prend un coup tout de même.

Enfin, nous trouvons l’entrée du sanctuaire et nous sommes arrêtés nets dans notre élan par un panneau qui nous informe que les chiens sont interdits, même tenus en laisse, dans tout l’espace du sanctuaire. Que faire de Fermín ? Nous renonçons, déçus. On se dit qu’on préfère le christianisme des cathares. Les catholiques, eux, ne semblent pas considérer notre adorable compagnon comme une créature de Dieu…

4. La vallée d’Ossau dans le Béarn

Nous quittons donc la Bigorre en nous promettant d’y revenir pour découvrir davantage cette magnifique région et nous arrivons dans le Béarn.

Dormir à Oloron-Sainte-Marie

Nous dormons sur le parking du parcours de santé de Saint-Pée, un village situé à proximité d’Oloron-Sainte-Marie. La route était très fréquentée mais la nuit fut tout de même calme. Le lendemain, nous découvrons dans le parc des enclos où vivent quelques animaux de ferme : des ânes, des vaches, des canards et des cochons.

Les lacs d’Ayous

Nous nous dirigeons ensuite vers Laruns puis nous nous enfonçons dans les montagnes. Nous avons décidé de nous rendre aux lacs d’Ayous. Le point de départ de cette randonnée se situe au niveau du parking du lac de Bious Artigues. Après deux heures de marche et d’ascension, nous découvrons trois lacs glaciaires : le lac Roumassot, le lac du Miey et enfin le lac Gentau qui culmine à 1947m d’altitude ! Les paysages sont magnifiques et sauvages, bien qu’on croise tout de même quelques randonneurs. On se sent vraiment petits et vulnérables au milieu de cette nature splendide, puissante et majestueuse. On longe un ruisseau, traverse une forêt, passe entre les rochers… On croise même sur notre chemin un troupeau de chevaux qui pâturent en liberté dans la montagne. Puis, enfin, on découvre les lacs qui se succèdent, comme autant de récompenses à nos efforts. On s’émerveille, pris d’une douce euphorie. On s’installe au bord du lac Gentau pour déjeuner en prenant soin de ne laisser aucune trace de notre passage, soucieux de préserver ce bijou de la nature.

Nous devons à présent faire demi-tour pour redescendre. En effet, le sentier pénètre ensuite dans le Parc national des Pyrénées où les chiens sont interdits. D’ailleurs, le chemin que nous avons emprunté longe la frontière de ce parc qui est signalée par des peintures placées sur les rochers.

5. Le Pays basque

Après une nouvelle nuit à Oloron-Sainte-Marie, nous redescendons vers les montagnes, passant cette fois-ci au Pays basque. Nous connaissons bien cette région, où Samuel a d’ailleurs vécu quelques années. Sans conteste, nous préférons de loin l’arrière-pays à la côte, trop urbanisée à notre goût. Nous retrouvons avec plaisir les paysages vallonnés, les belles maisons familiales aux colombages peints et les troupeaux de brebis qu’on croise sur les routes.

La passerelle d’Holzarte

Nous nous garons à Larrau pour nous rendre à la passerelle d’Holzarte. La randonnée s’effectue sur un petit sentier escarpé mais très plaisant. On longe un torrent, l’Olhadoko erreka, puis on s’élève au-dessus des gorges d’Olhadubi. Enfin, on aperçoit la vertigineuse passerelle qui enjambe le canyon à 180 mètres de haut. Elle a été construite il y a un siècle pour permettre l’exploitation forestière du bois d’Holzarte.

La forêt d’Iraty

Toujours à Larrau, nous décidons de nous promener dans la forêt de hêtres d’Iraty. Différentes randonnées sont proposées et balisées. Le point de départ se situe près des chalets d’Iraty. Les paysages ne sont pas exceptionnels mais le cadre est aussi reposant que charmant. Nous gardons surtout un bon souvenir de notre rencontre avec Émile et Petti, un couple de bergers qui nous a expliqué son métier. Ils nous ont fait part des difficultés qu’ils rencontraient à cause du changement climatique et de leurs inquiétudes. Nous avons goûté leur fromage de brebis et nous avons pu constater une vraie différence de goût entre l’Ossau et l’Iraty.

Jarapea : un dîner gastronomique à Irouléguy

Nous avons décidé de passer la nuit à Irouléguy, charmant village, surtout connu pour son vignoble qui bénéficie d’une AOC. Nous avons particulièrement aimé sa petite mais chaleureuse église.

En face du parking où nous avons décidé de dormir, se trouve un restaurant qui propose un menu gastronomique à un prix très abordable pour ce type de cuisine. Les plats sont servis en 10 temps. Il s’agit de petites portions, à la manière de tapas, d’où le nom de « menu pintxonomique ». Nous avons passé une soirée absolument délicieuse dans un cadre moderne et chaleureux. La propriétaire, qui s’occupe également du service, est très accueillante, souriante et sympathique. Dans ce restaurant, tout est fait maison ou local. La cuisine est élaborée et créative. À chaque plat, c’est une nouvelle explosion de saveurs délicates en bouche. Les associations sont parfois surprenantes mais toujours pertinentes. Les sens sont en éveil : on régale autant ses papilles que ses yeux et son nez. Nous avons particulièrement apprécié l’œuf servi avec une mousse de Girolles et de la truffe d’été râpée, le ris de veau en tempura et le foie gras maison cuit au sel.

Nous n’en doutons pas, ce jeune couple créatif est promis à une brillante carrière étoilée dans la restauration ! C’est une très bonne adresse et nous ne manquerons pas d’y retourner lors de notre prochain séjour au Pays basque.

Saint-Jean-Pied-de-Port : au pied des Pyrénées

Profitant d’une dernière journée de beau temps avant l’arrivée des premières pluies automnales, nous avons décidé de visiter Saint-Jean-Pied-de-Port. Cette ville médiévale est une étape importante du chemin de Saint-Jacques, juste avant le passage en Espagne par le col de Roncevaux. C’est un lieu touristique qui a néanmoins su garder son âme, notamment en conservant dans sa rue principale des habitations basques au milieu des boutiques.

La plage de Bidart : dernière étape de notre road trip

Nous savions que la côte basque ne serait pas l’étape la plus intéressante de notre voyage… Nous ne nous sommes pas trompés !

La palme du plus mauvais accueil des fourgonautes revient sans conteste à Bidart !

Partout des barres de hauteur et des interdictions de stationner pour les camping-cars et les fourgons aménagés. Partout des zones résidentielles et de nouveaux chantiers. Partout des embouteillages. Vraiment, le charme de la côte basque nous échappe. On a surtout le sentiment d’un espace privatisé par la frange bourgeoise des baby-boomers. Ce n’est pas grave, on leur laisse leur prison dorée, notre voyage nous l’a prouvé : la vraie liberté est ailleurs !

  • Les gorges du Verdouble
  • Les cascades de l’Artigue
  • Les lacs d’Ayous
  • Les gorges du Gouleyrous
  • Le sanctuaire de Lourdes
  • La plage de Bidart

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Mathieu et Samuel

Auteur Mathieu et Samuel

Nous sommes un couple gay, fusionnel, uni par l’amour, par notre goût pour la culture et par nos indignations communes. Libertaires et écologistes, nous sommes attachés à défendre un monde plus juste, plus humain et plus respectueux du vivant. Notre nouveau défi : devenir digital nomads et parcourir les routes d’Europe en van aménagé !

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