Dans le cadre d’un projet de vie en van, une question s’est vite posée : où et comment stocker nos affaires après la vente de notre maison ? Plus on a d’objets, plus il est difficile de trouver à les stocker, à moins de louer un espace aux volumes adéquats, ce qui revient vite cher et alourdit le budget du voyage. C’est ainsi que nous avons commencé à nous pencher sur le désencombrement et le minimalisme. Et plus on lisait, plus on se disait que finalement le minimalisme présentait des avantages pour tout le monde, y compris les sédentaires ! Alors, on te donne 5 bonnes raisons de te convertir au minimalisme et de commencer tout de suite à désencombrer ta maison.

1. Éviter le gaspillage et la surconsommation

La publicité et le marketing, les prescripteurs, le désir… Tout dans notre société tourne autour de l’avoir. Nous sommes sollicités en permanence pour acheter. Le problème est que plus on acquiert d’objets, plus on a besoin de place. Il faut donc du mobilier supplémentaire, des étagères et des placards, puis un grenier ou une cave…

En 15 ans, nous avons accumulé, sans nous en rendre compte, des centaines d’objets plus ou moins utiles, plus ou moins décoratifs, ou qui auraient une utilité un jour. Notre maison étant spacieuse, avec deux dépendances, nous n’avons pas prêté attention à l’encombrement.

De plus, il nous a fallu aussi acheter tout le nécessaire pour assurer la maintenance et l’entretien. On s’est donc vite retrouvé envahi par les produits ménagers, les câbles, les outils et les accessoires.

Et lorsque la panne survient, cela perturbe nos habitudes quotidiennes. Alors, on se sent obligé de remplacer l’objet défectueux. D’ailleurs, les industriels l’ont bien compris et exploitent, avec plus ou moins de discrétion, l’obsolescence programmée.

Finalement, c’est un engrenage bien rôdé. Alors, pour éviter de tomber dans le piège de la surconsommation, le meilleur moyen est encore de refuser de consommer ce dont on n’a pas vraiment besoin !

Trie tes vêtements !

Désencombrer son dressing ou ses commodes est complexe, car nos vêtements ont un rapport direct avec notre image. Si l’on est prêt à abandonner le vêtement comme marqueur social, on a déjà franchi un grand pas.

Le plus simple reste de rassembler les vêtements que l’on ne porte jamais, quelle qu’en soit la raison : « je le porterai quand j’aurai perdu un peu de poids », « ça n’est plus à la mode mais ça reviendra »… Si une petite voix te dit « c’est beau, je le porterai un de ces jours », demande-toi si tu étrenneras vraiment ce vêtement ou si ce n’est que ta culpabilité d’acheteur qui se manifeste.

On peut ensuite trier les vêtements que l’on porte, que l’on aime bien ou dans lesquels on est à l’aise pour traîner à la maison.

Le désencombrement est l’occasion de retirer de vos armoires des vêtements élimés, troués, tachés ou déformés. Il est bien sûr possible d’en conserver quelques uns comme tenues pour bricoler, peindre, jardiner. Mais, nous avons procédé de cette manière pendant un moment… C’est un piège, car on finit par tout garder comme vêtement de travail. Aussi, il faut considérer à quelle fréquence on bricole et surtout si ce que l’on fait généralement nécessite des vêtements dédiés.

Au final, nous avons retiré 2 commodes sur les quatre que nous avions !

2. Désencombrer son environnement, c’est désencombrer son esprit

Le minimalisme est une philosophie qui invite à simplifier son mode de vie en réduisant sa consommation et ses possessions pour ne garder que l’essentiel. Avoir moins d’objets permet de se désencombrer l’esprit car on est alors moins soumis aux contraintes que cela impose : rangement, entretien, ménage. En ayant l’esprit moins occupé par les nécessités liées aux objets, notre cerveau est disponible pour d’autres choses.

Avoir moins d’objets, c’est également avoir moins peur de les casser ou qu’on nous les vole.

De fait, on se sent plus libre aussi.

Le plus difficile est de parvenir à faire le tri. Nous avons tous un rapport affectif à nos objets, qui fausse notre jugement objectif. Un bibelot pourra avoir une valeur sentimentale ou être porteur d’un souvenir précis, cher à notre cœur. Il faut donc se faire un peu violence au début, car ce n’est pas instinctif. C’est en soi qu’il faut chercher les arguments les plus à même de nous convaincre. Mais plus on pratique l’exercice, plus il est aisé.

Dis-toi que tu ne te débarrasses que d’un objet. Le souvenir que tu lui associes, lui, est et reste en toi.

3. Limiter son empreinte écologique

On ne mesure pas toujours l’impact écologique de nos pulsions d’acheteurs compulsifs.

Pour fabriquer l’objet que nous achetons, il a fallu extraire des ressources naturelles. Or, rappelons-le, nous vivons dans un monde fini que nous surexploitons. Puis, dans la plupart des cas, ces ressources ont voyagé, parfois elles ont même fait presque le tour du monde ! Transport donc pollution et exploitation de la ressource pétrolière. Leur fabrication a ensuite consommé de l’énergie, contribuant ainsi d’une part à polluer davantage mais aussi à exploiter encore d’autres ressources naturelles. De nouveau, l’objet a été acheminé jusqu’à nous, pollution et pétrole… Son utilisation a potentiellement généré à nouveau une consommation d’énergie. Et finalement, son obsolescence ayant été programmée, nous l’avons jeté. Il est alors venu s’ajouter aux innombrables déchets que nous produisons et dont une grande partie, en plastique notamment, contaminent nos rivières, nos océans et l’air que nous respirons, donc notre corps !

D’ailleurs, minimalisme ne veut pas dire jeter sans discernement ! Il est souvent possible de donner une seconde vie aux objets en les réparant, en leur attribuant une nouvelle fonction ou en les recyclant.

Finalement, l’objet le plus écologique est celui qui n’est pas produit. Or, moins tu achètes, moins l’industrie produit… C’est la décroissance

4. Faire des économies

En désencombrant ta maison, tu pourras revendre une partie des objets qui t’entourent. Tu récupéreras ainsi une partie de l’argent que tu avais investi. Mais, tu seras souvent déçu du prix de la revente. C’est là qu’on s’aperçoit que nous vivons vraiment dans une société de surconsommation et d’opulence. Il y a tellement de biens produits inutilement que le marché de l’occasion est saturé.

D’ailleurs, si tu dois impérativement acheter un objet qui t’est indispensable, demande-toi d’abord si tu as vraiment besoin qu’il soit neuf !

Chaque fois que tu as envie d’acheter un objet, demande-toi si tu ne peux pas utiliser autre chose à la place. Prends le temps de mesurer son impact écologique. Si cet objet est jetable, cherche s’il existe des alternatives plus durables et réutilisables. Et oui, minimalisme et zéro déchet sont liés…

A moyen terme, tu réaliseras ainsi de véritables économies.

5. Gagner du temps

Plus on accumule, plus on est asservi, car il faut dépoussiérer, laver, entretenir, réparer…

Moins tu as d’objets et plus tu gagnes du temps. Plus besoin de déplacer tous tes bibelots pour faire le ménage. Plus besoin de passer ton dimanche après-midi à ranger ou à bricoler.

Et ce temps gagné, tu peux t’en servir pour des activités bien plus enrichissantes : accorder du temps à ta famille, te consacrer à ta passion ou à un projet personnel, réfléchir, méditer… Tiens, se pourrait-il qu’en consommant moins tu aies le temps de réfléchir à ce que te vole la société de consommation ?

On en parle dans les commentaires ?

Et toi, quels sont les objets dont tu n'arrives pas à te séparer ? Es-tu un acheteur compulsif ou fais-tu attention à ce que tu achètes ? Quelles sont les raisons pour lesquelles tu es ou n'es pas minimaliste ?

Abonne-toi à la

NEWSLETTER

Mathieu et Samuel

Auteur Mathieu et Samuel

Nous sommes un couple gay, fusionnel, uni par l’amour, par notre goût pour la culture et par nos indignations communes. Libertaires et écologistes, nous sommes attachés à défendre un monde plus juste, plus humain et plus respectueux du vivant. Notre nouveau défi : devenir digital nomads et parcourir les routes d’Europe en van aménagé !

Tous les articles de Mathieu et Samuel

Laisse un commentaire