Je vous ai déjà dit que j’aimais Argenton-sur-Creuse ? Oui… je vous l’ai certainement déjà dit !

C’est donc là que nous faisons la première étape de notre voyage vers les Asturies. Et on y est bien, même si le thermomètre s’affole et monte jusqu’à 32°C en ce moment. On commence à se dire que les 19°C annoncés la semaine prochaine à Arriondas risquent de nous faire tout drôle.

Tant pis, on verra sur place et nous avons avec nous notre pile de bouquins ainsi que notre disque dur de films, au cas où… A défaut d’articles sur notre séjour espagnol, vous aurez peut-être des critiques cinématographiques !

Il y a un faux air de vacances. Faux air car Samuel est en télétravail jusqu’à demain midi. Encore un petit effort… En fin de journée, avec cette chaleur écrasante, la fatigue se fait sentir.

Pour ma part, j’ai profité de cette journée pour faire les derniers achats avant le grand départ vers le sud-ouest où nous attendent quelques amis, avec autant d’impatience que nous, du moins l’espérons-nous. Plein d’essence, pharmacie, supermarché et coiffeur ont donc occupé la matinée. Emmanuelle était ravie de nous revoir. Pour ceux qui n’ont pas suivi, elle s’est chargée de notre coupe pour le mariage.

Cet après-midi, Fermín a voulu sortir mais monter « les raides » par ce temps m’épuisait d’avance. J’ai donc décidé d’innover et lui ai proposé une promenade en bords de Creuse. Nous en avons profité pour essayer – j’ai tellement honte, oserai-je l’écrire – une perche à selfie. Nous avons inauguré cet objet diabolique, outil du narcissisme contemporain.

J’ai craqué ce matin en le voyant au supermarché. Un achat compulsif de con-sommateur en bermuda, une tragique défaite face à l’alliance tyrannique du capitalisme, de l’industrie chinoise et des GAFA. Bref, je me cherche des excuses mais en réalité j’ai juste envie de pouvoir prendre des photos de nous deux, l’un avec l’autre, Samuel et moi je veux dire… Même si Jonathan a raison : « T’as qu’à faire comme tout le monde : tu tends le bras… » La sagesse a parlé.

Toujours est-il que Fermín et moi avons vite délaissé l’objet du scandale pour savourer la vraie vie. Nous avons même trempé un peu nos pieds. La rivière était étonnamment chaude, presque trop… Puis nous avons séché en regardant s’écouler l’onde paisible.

Mathieu

Auteur Mathieu

Mathieu aime l’écriture, les mots et les idées. Il veut toujours apprendre et explorer de nouveaux horizons. Son cynisme le conduit sans cesse à interroger son mode de vie et celui de ses contemporains. Humaniste, bien que parfois misanthrope, il reste entier et attaché à ses valeurs, se débattant avec ses contradictions.

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